Les startup et PME liées aux 53 pôles de compétitivité affichent des performances économiques supérieures à la moyenne française

Les startup et PME liées aux 53 pôles de compétitivité affichent des performances économiques supérieures à la moyenne française

Une étude récente confirme que les startup et PME accompagnées par les pôles de compétitivité affichent des performances économiques supérieures à la moyenne nationale, en matière d’emplois, de financement et de résilience.

Publié le 30/01/2026 à 10:53

Les startup et PME accompagnées par les pôles de compétitivité affichent des performances supérieures à la moyenne nationale.

Une étude récente menée par MotherBase pour l’Association Française des Pôles de Compétitivité (AFPC) confirme le rôle structurant des pôles de compétitivité dans l’écosystème français de l’innovation. Dans un contexte économique marqué par une croissance atone, une forte instabilité et un manque de visibilité, les pôles apparaissent plus que jamais comme des leviers efficaces de développement économique, de création de valeur et de résilience pour les entreprises et les territoires.

Réalisée fin 2025, cette étude met en évidence des écarts significatifs de performance entre les startups et PME liées aux pôles de compétitivité et l’ensemble des entreprises innovantes suivies par MotherBase. Les résultats confirment que l’accompagnement proposé par les pôles contribue à transformer l’effort de recherche et d’innovation en croissance économique tangible, en emplois et en valeur industrielle, au cœur des filières stratégiques nationales.

Des impacts économiques mesurables et durables

Les entreprises en lien avec les pôles de compétitivité affichent des résultats nettement supérieurs à la moyenne française sur plusieurs indicateurs clés. Elles ont ainsi généré près de 510 000 emplois en 2025, soit 1,3 fois plus que la moyenne nationale, et attirent davantage de talents. Les effectifs des startups liées aux pôles ont progressé de 25 % en 2025, contre 20 % pour l’ensemble des startups françaises, traduisant une dynamique de croissance plus soutenue.

L’étude souligne également le rôle déterminant des pôles dans le financement de l’innovation. Les startups et PME accompagnées lèvent en moyenne 2,4 fois plus de fonds que les autres entreprises innovantes, avec un ticket moyen de 6,5 M€, contre 2,7 M€ pour le reste du panel. Depuis 2023, elles dépassent même les montants levés par les acteurs non liés aux pôles.

Des entreprises plus résilientes et mieux ancrées dans les territoires

Au-delà de la performance économique, les entreprises liées aux pôles se distinguent par une résilience renforcée. Près de 76 % d’entre elles affichent une bonne ou très bonne dynamique de croissance, et seulement 15 % présentent un risque de défaillance, contre 21 % pour l’ensemble des entreprises suivies par MotherBase.

L’ancrage territorial constitue un autre point fort : les startups et PME accompagnées par les pôles sont davantage implantées en régions. Seules 31 % sont basées en Île-de-France, contre 41 % pour la moyenne nationale, contribuant ainsi à une diffusion plus équilibrée de l’innovation sur l’ensemble du territoire.

Enfin, ces entreprises sont mieux connectées aux grands donneurs d’ordre, facilitant leur intégration dans les chaînes de valeur industrielles. Elles comptent en moyenne près du double de connexions avec des grands comptes par rapport aux autres entreprises innovantes.

Le « faire écosystème », moteur de compétitivité et de souveraineté

Ces résultats confirment la pertinence du modèle des pôles de compétitivité et la force du « faire écosystème ». En réunissant entreprises, laboratoires, centres de recherche et acteurs institutionnels, les pôles favorisent les synergies, accélèrent la mise sur le marché des innovations et renforcent la crédibilité des PME et startups auprès des investisseurs et des grands groupes.

Dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté industrielle, de sécurisation des chaînes de valeur et de transition écologique, les pôles de compétitivité apparaissent comme des infrastructures stratégiques pour l’avenir industriel et technologique de la France. Les enseignements de l’étude interrogent désormais les conditions de leur inscription dans la durée et l’adaptation de leurs moyens au regard des défis économiques et industriels à venir.